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Épargne enfant : Livret A, Livret Jeune et assurance vie

Enfant glissant une pièce dans une tirelire pour son épargne
Épargner pour son enfant : la régularité compte plus que le montant.

Mettre de côté pour ses enfants, on en a tous l'intention. Mais entre le Livret A, le Livret Jeune et l'assurance vie enfant, on ne sait pas toujours par quoi commencer. Voici, en toute simplicité, comment j'ai abordé l'épargne enfant à la maison, sans me transformer en banquière.

Quand commencer à épargner pour son enfant ?

La réponse honnête : le plus tôt possible, mais sans culpabiliser si on s'y prend plus tard. Ce qui fait la différence, ce n'est pas le gros chèque ponctuel, c'est la régularité et le temps. Quelques euros chaque mois pendant des années finissent par représenter une jolie somme, surtout si on commence tôt.

Chez nous, on a ouvert un livret à la naissance de chaque enfant et on y verse une petite somme automatique chaque mois. On y ajoute les enveloppes des anniversaires et de Noël. Rien d'héroïque, mais c'est tenu, et c'est ça qui compte.

Épargne enfant : Livret A, Livret Jeune et assurance vie

Le Livret A : la base, dès la naissance

Le Livret A est le produit d'épargne le plus connu et le plus simple. On peut l'ouvrir dès la naissance au nom de l'enfant. Ses atouts : l'argent reste disponible, le capital est sécurisé, et il n'y a pas de fiscalité sur les intérêts. Son plafond et son taux sont fixés par la réglementation et peuvent évoluer.

C'est, pour moi, la première brique logique : un livret sécurisé où l'on peut verser sans se poser de question, idéal pour une épargne de précaution ou un premier matelas.

Le Livret Jeune : le relais à partir de 12 ans

Le Livret Jeune s'adresse aux 12-25 ans. Il offre généralement un taux un peu supérieur à celui du Livret A, pour un plafond plus modeste. C'est un bon complément quand l'enfant grandit et commence, pourquoi pas, à gérer une petite partie de son argent.

L'avantage pédagogique est réel : c'est souvent avec le Livret Jeune qu'un ado découvre concrètement la notion d'épargne et d'intérêts. Une vraie petite leçon de gestion, grandeur nature.

Astuce : mettez en place un virement automatique de quelques euros le jour de votre salaire. On ne « sent » pas passer l'argent qu'on ne voit jamais sur le compte courant. C'est ce qui a rendu notre épargne enfant indolore.

L'assurance vie au nom de l'enfant et la clause bénéficiaire

Pour viser le long terme (les études, l'installation), beaucoup de parents se tournent vers l'assurance vie enfant. Un parent peut souscrire un contrat au nom de l'enfant mineur, en tant que représentant légal. C'est un outil pensé pour la durée, avec un cadre fiscal qui lui est propre.

Deux notions à connaître : on peut choisir des supports plus ou moins prudents selon l'horizon de placement, et la clause bénéficiaire détermine qui reçoit le capital dans certaines situations. Ce sont des sujets qui méritent qu'on prenne le temps de comparer les contrats et de poser ses questions, car tout dépend des frais, des supports et de l'objectif.

Pour comprendre les grandes stratégies d'épargne et leurs logiques de long terme, des sources spécialisées détaillent ces arbitrages bien mieux qu'un blog de maman.

Mon coup de cœur

Pour automatiser l'épargne des enfants sans paperasse, j'utilise une application néo-épargne qui crée un petit « pot » par enfant et programme des versements automatiques. Pratique pour centraliser les cadeaux d'anniversaire et suivre la cagnotte de chacun. À voir selon vos besoins, ce n'est qu'un outil parmi d'autres.

Voir l'application

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Le jour où Poulpinou a compris qu'il y avait « son » livret, elle a voulu y mettre les 5 € de sa grand-mère elle-même. On est allés à la banque ensemble, elle a tendu son billet très sérieusement. Depuis, elle demande parfois « il y a combien sur mon livret ? ». Mine de rien, c'est devenu notre petit rituel d'éducation à l'argent.

Combien mettre de côté, concrètement ?

C'est LA question, et il n'y a pas de chiffre magique. Le bon montant est celui que vous pouvez tenir chaque mois sans vous mettre en difficulté. Mieux vaut 10 € réguliers que 100 € qu'on arrête au bout de l'été.

Quelques repères de bon sens : épargnez d'abord votre propre épargne de précaution avant celle des enfants (en cas de coup dur, c'est elle qui protège toute la famille), et n'hésitez pas à diversifier entre un livret disponible et un placement plus long terme. Pour les enveloppes de naissance et autres cadeaux, j'en parle dans mes idées de cadeaux de naissance.

Questions fréquentes

Quand commencer à épargner pour son enfant ?
Le plus tôt possible, même avec de petites sommes : c'est la régularité et la durée qui comptent le plus. Commencer dès la naissance laisse plus de temps à l'épargne pour se constituer, mais il n'est jamais trop tard.
Livret A ou Livret Jeune pour un enfant ?
Le Livret A peut être ouvert dès la naissance. Le Livret Jeune s'adresse aux 12-25 ans et offre généralement un taux un peu supérieur. Les deux sont des produits d'épargne sécurisés, avec des plafonds définis par la réglementation.
Peut-on ouvrir une assurance vie au nom de son enfant ?
Oui, un parent peut souscrire une assurance vie au nom d'un enfant mineur, avec son accord en tant que représentant légal. C'est un outil de long terme, dont les modalités varient selon les contrats : à étudier au cas par cas.
Combien faut-il mettre de côté chaque mois ?
Il n'y a pas de bon chiffre universel. Mieux vaut un petit montant tenable chaque mois qu'un gros effort abandonné au bout de six mois. L'important est d'ajuster à son budget réel, sans se mettre en difficulté.
MP
Laure B. — Maman Poulpe
Maman nantaise de deux petites filles — et bientôt d'un troisième enfant —, je partage depuis 2013 le quotidien (joyeux et bordélique) d'une famille ordinaire.